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PROJET "RIVIÈRE DE SAUGES"

June 13, 2018

Par Joackim

 Salvia nemorosa 'Caradonna'

 

Ceux qui connaissent Piet Oudolf, la référence pour moi en matière de paysagisme, doivent certainement connaître la fameuse 'Salvia River'. En fait, il n'y en a non pas une, mais deux. La première réalisation de ce type a été pour le Dream Park à Enköping, en Suède. Il s'agit d'une bande de trois cultivars de Salvia nemorosa à fleurs bleu violacé. L'effet est spectaculaire. Par la suite, Piet Oudolf a reconduit la même idée pour le Lurie Garden à Chicago.

 

Cela fait plusieurs années que me trotte l'idée de reproduire la même chose, à plus petite échelle bien sûr. La pente du terrain, qui représente plutôt un inconvénient, deviendrait ici un avantage en offrant un écrin idéal pour faire "couler" cette rivière de sauges. Le défi va être de réussir à bouturer un nombre suffisant de sauges pour pouvoir planter en une seule fois les 50m² (à la louche) de "rivière". En optant pour une plantation serrée afin de limiter au maximum les mauvaises herbes (pardon, plantes adventices !), soit 10 à 12 plantes au m², cela fait pas moins de 500 plantes à produire. Les cultivars employés seraient 'Caradonna', 'Blauhugel' et 'Ostfriesland'. Je dispose d'au moins 25 pieds de Salvia 'Caradonna', ce qui me permettrait de réaliser un grand nombre de boutures (j'avais déjà pu réussir 24 boutures à partir d'un seul pied). Pour les deux autres cultivars, je viens de planter trois pieds de chaque afin de pouvoir les multiplier par la suite.

Le second défi est la préparation du terrain. Actuellement la partie ou se situera la rivière de sauges est en pré, dont pas mal de chiendent. Pour désherber la partie concernée améliorer la qualité du sol, j'ai disposé une couche de 5cm de compost au-dessus de laquelle j'ai agrafé une toile de paillage. Cette dernière, en privant les végétaux de lumière, désherbera le sol tout en laisser filtrer l'eau. Le compost, finira de se décomposer tout en améliorant la structure du sol, avec l'aide des vers de terre. Le tout sera laissé en place pendant un an au minimum, plutôt deux. Avec cela, la préparation du sol juste avant la plantation s'en trouvera facilité.

 

 

 

 

Sur les photos ci-dessus, nous pouvons voir le tracé de la future rivière de sauges avec la toile de paillage. Notez que la partie basse est coupée en diagonale par un chemin afin de permettre la circulation. S'il est très voyant ici, il sera rendu presque invisible par la végétation une fois les sauges en place, et selon le point de vue. Par ailleurs, on peut remarquer les sauges 'Caradonna' sur la gauche de chaque photo. les mêmes qui seront utilisées, entre autres, pour la rivière.

 

Si le nombre de boutures produites est insuffisant, j'envisage de compléter avec des Nepeta 'Walkers' Low'. Ce sera moins uniforme au niveau des couleurs, mais les népétas ont l'avantage de fleurir plus longtemps et ils occupent plus de place (donc moins de pieds au m²). Et puis leur multiplication est plus aisée : il suffit simplement de diviser les pieds. Cela me permet d'évoquer la faiblesse d'un telle plantation mono culturale : l'effet produit, aussi spectaculaire soit-il, ne dure que le temps de la floraison, donc sur une période limitée de l'année. L'ajout de népétas, comme évoqué juste avant, viendrait atténuer cet inconvénient, mais il atténuerait en même temps l'effet produit car népétas et sauges n'ont pas la même structure, la même forme. Cela viendrait amoindrir l'effet de masse recherché. C'est une question de choix.

 

Projet à suivre...

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